Édition

Fonds Mercator S.A.

Date de constitution : 1965

Siège social et d’exploitation : Bruxelles

Site web : www.mercatorfonds.be

JPEG - 64.8 ko

La maison d’édition Fonds Mercator est aujourd’hui le premier éditeur belge indépendant spécialisé en livres illustrés sur l’art, l’histoire de l’art et les arts vivants. Son nom se retrouve sur les publications des grands musées internationaux et sur les monographies d’artistes anciens et contemporains, dans les librairies du monde entier.

La société Fonds Mercator S.A. a été créée en 1965 comme filiale de la Banque de Paris et des Pays Bas (Belgique). Dans les années ’80, la banque belge se sépare de la maison mère française. Le Fonds Mercator reste en Belgique. S’ensuit une série de fusions, avant que la nouvelle Dexia, désireuse de se recentrer sur ses activités bancaires, revende le Fonds à un trio d’actionnaires en 2004 qui installe la société à Bruxelles. Bernard Steyaert, qui a fait ses armes chez Christie’s, en prend la direction.

Les grandes monographies et catalogues raisonnés des artistes flamands (Rubens, Bruegel, Rembrandt ou Bosch) ont fait la renommée du Fonds Mercator. Sous l’impulsion de la nouvelle direction, la maison d’édition élargit ses horizons : catalogues d’expositions des musées les plus prestigieux, des galeries, des fondations…, ouvrages d’art ethnique, d’art contemporain, d’arts vivants. Le Fonds Mercator publie environ 25 titres par an. La grande majorité des rédacteurs, des traducteurs, des graphistes et des imprimeurs qu’emploie le Fonds Mercator sont basés Belgique.

L’éditeur est présent chaque année aux deux grandes foires professionnelles du livre à Francfort (Frankfurt Buchmesse) et à Londres (London Bookfair). Généralement tous les livres sont publiés en plusieurs langues et en éditions séparées. Plus de la moitié de la production part à l’exportation.


Quelques questions à Bernard Steyaert, directeur du Fonds Mercator :

Le rachat du Fonds en 2004 à la banque s’est accompagné d’une révision de sa stratégie éditoriale. Quelle fut la réflexion par rapport à la consommation des livres d’art qui accompagna cette décision ?

Nous avons touché un public de lecteurs plus jeunes ; profité de la digitalisation des processus de fabrication pour diminuer les coûts et baisser les prix de vente ; rendu notre nom visible internationalement grâce à des accords exclusifs de distribution ; et fortement accentué notre image contemporaine.



St’art est venu financer le fonds de roulement de la société. Pouvez-vous brièvement expliquer le besoin de financement d’une maison d’édition, même après 50 ans d’activités ?

La distribution internationale qui donne une visibilité a comme pendant des délais de paiement. Le développement de nombreux projets en parallèle demande un préfinancement important : achats d’images ; nombreux collaborateurs externes ; achats de titres à certaines institutions partenaires ; avances de droits d’auteurs et aux artistes. Nous devons améliorer nos outils informatiques pour mieux transmettre le contenu des livres auprès des distributeurs, des libraires et des lecteurs.


Comment se positionne le Fonds, réputé pour ses beaux livres, face à la montée du livre numérique ? Sont-ils réellement menacés ?

Certaines de nos publications comportant un contenu pédagogique (interviews ; références à des films ou à des spectacles ; guides culturels) ou de type ‘catalogue raisonné’ peuvent être associés à une version électronique. Certains de nos livres sont complétés par un contenu de recherche scientifique plus vaste qui se trouve on-line (ex : Les Lettres de Van Gogh).

logo Fédération Wallonie Bruxelles logo Wallonie logo finance