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Kennes Editions

Jeunesse et BD, secteurs en croissance au coeur du catalogue de Kennes Editions

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Kennes Editions

Tombé très jeune dans la marmite de la bande dessinée, Dimitri Kennes entre aux Éditions Dupuis en 1997. Il en assure la direction générale de 2001 à 2006. Il devient ensuite l’une des pierres angulaires de MAD Fabrik (Kid Paddle, Game Over, Grrreeny) avant que la société ne soit cédée aux Éditions Glénat. Il se consacre depuis 2012 au développement de sa propre maison d’édition, qui propose un catalogue varié, allant de la littérature jeunesse au polar, en passant bien entendu par la bande dessinée.

La société rencontre un premier grand succès en important en Europe francophone la série best-seller québécoise La Vie compliquée de Léa Olivier, qui s’est déjà écoulée de ce côté de l’Atlantique à plus de 250.000 exemplaires. Fort de ce premier succès, la maison d’édition a développé une expertise dans l’importation en Europe francophone de best-sellers québécois, non seulement en jeunesse (Juliette, Les filles modèles, Benoit-Olivier, Capitaine Static...) mais aussi en polar (Martin Michaud, le maître québécois du thriller), en roman du terroir (l’incontournable Michel David), en comédie romantique, etc. Kennes a fait le pari de ne pas traduire les livres québécois, afin de garder la saveur toute particulière de leur langue.

Kennes fait souffler un vent nouveau sur l’édition jeunesse avec des romans frais et modernes, légers ou propices à la réflexion. Léa Olivier et Juliette, dont il est question plus haut, en sont deux beaux exemples. Mais il y en a d’autres : Fairy Oak dans un univers féérique où l’amour et l’entraide doivent triompher du mal, Braven Oc dans un monde dominé par les Homoplantes, où les hommes doivent s’unir pour défendre leur peuple , Sorcières Sorcières etc…

Enfin, l’expertise de son équipe dans la bande dessinée reste un des atouts de cette jeune maison d’édition tant en termes de contenu que d’édition. Les auteurs, jeunes ou confirmés, mettent leur enthousiasme et leur talent au service de créations originales (Ninn, Greenwich Village, Nanny Mandy, etc.) ou d’adaptations de romans (Léa Olivier, Braven Oc, etc).

Kennes Editions est financé notamment par Sambrinvest et St’art.

Quelques questions à Dimitri Kennes, président des Editions Kennes :

Comment se répartit l’offre de Kennes, entre diffusion en Europe de titres à succès sur d’autres continents (par le rachat de droits), et créations propres ?

Au départ dominé par l’achat de droits, qui a notamment l’avantage de la rapidité, en provenance du foisonnement éditorial de nos cousins québécois, notre catalogue tend à s’équilibrer quant à ses sources avec une croissance forte de nos créations propres. Celles-ci concernent principalement la bande dessinée, inscrite dans les gênes de l’équipe de Kennes, et accessoirement le roman jeunesse.


Comment s’est constitué le catalogue Kennes depuis 2012 et quelles sont les perspectives d’évolution ?

Au départ du formidable succès de la série de la charmante romancière québécoise Catherine Girard-Audet, « La Vie compliquée de Léa Olivier », ce catalogue s’est construit autour de trois lignes directrices :

- Un partenariat fort noué avec plusieurs importantes maisons d’éditions familiales québécoises, qui nous amène à publier quelques perles de La Belle Province.

- L’attrait pour le public jeune.

- La bande dessinée.


Comment le roman jeunesse tire-t-il son épingle du jeu à l’heure d’une génération « digital natives » ?

Jamais les jeunes n’ont lu autant qu’en ce moment. Et sur papier. Les chiffres de ventes de livres digitaux sont ridicules, à moins de 1% sur ce créneau. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, malgré la multiplication des loisirs, les jeunes d’aujourd’hui, plus multitâches et zappeurs que jamais lisent énormément et bénéficient à ce titre d’une offre variée. La jeunesse est avec la BD le secteur le plus croissant du livre. Et les jeunes, pourtant de mieux en mieux équipé au niveau digital privilégient encore massivement l’objet, le livre, qu’on peut s’échanger, s’offrir, conserver, générateur d’émotion. Si la quasi-totalité de nos ouvrages est disponible en format numérique, nous avons à cœur de soigner la fabrication de ces objets afin de renforcer cet attachement que le contenu dématérialisé tend à faire disparaitre.

A quoi sont destinés les fonds octroyés par St’art ?

Constituer un catalogue pérenne est un travail de longue haleine, qui nécessite une diversification des risques et donc des investissements sur le long terme. Le besoin en fond de roulement, constitué principalement d’avances à des auteurs pour leur permettre de réaliser puis de livrer leurs ouvrages, est très important, particulièrement pour un nouvel éditeur qui doit rapidement se constituer un fond éditorial. Cette réalité constitue une énorme barrière à l’entrée sur ce secteur. Le soutien financier de St’art, qui s’additionne et rend possible ceux de Sambrinvest et de nos partenaires banquiers nous permet de développer plus de projets éditoriaux avec plus d’auteurs, dont certains deviendront, on l’espère nos futurs best-sellers.

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