entreprises créatives

Les Industries culturelles et créatives (ICC) recouvrent une variété de différentes industries. Leur définition englobe non seulement les industries « culturelles » mais également les industries « créatives » telles que les applications pour les nouveaux media ou les jeux video. Malgré de nombreuses similitudes et interdépendances, ces industries répondent chacune à des lois et réalités propres. Ainsi le business model d’une société de jeu vidéo est complètement différent de celui d’une compagnie de théâtre par exemple… Il est important de comprendre les ICC comme un ensemble d’industries et non comme une industrie unique.

Dans son programme Creative Europe, la Commission Européenne entend par « secteurs de la culture et de la création », tous les secteurs dont les activités sont fondées sur des valeurs culturelles ou sur une expression artistique et créatrice, à visée commerciale ou non, indépendamment du type de structure qui les réalise. Ces activités incluent la création, la production, la diffusion et la conservation de biens et services incarnant une expression culturelle, artistique ou créatrice, ainsi que les tâches qui s’y rapportent comme l’éducation, la gestion ou la réglementation. Les secteurs de la culture et de la création comprennent en particulier l’architecture, les archives et bibliothèques, l’artisanat d’art, l’audiovisuel, le cinéma, la télévision, les jeux vidéo, le multimedia, le patrimoine culturel, le design, les festivals, la musique, les arts du spectacle, l’édition, la radio et les arts visuels.

Plus accessoirement, beaucoup d’autres industries comptent sur la production de contenus pour leur propre développement et connaissent donc, dans une certaine mesure, une relation d’interdépendance avec les ICC. C’est entre autres le cas du tourisme et du secteur des nouvelles technologies.

Pendant longtemps, l’aspect économique du secteur culturel et créatif n’a pas été pris en compte à sa juste valeur. Pour certains, le rôle de la Culture consistait seulement à « éclairer » le public ou à le divertir. Son apport économique n’était pas considéré comme un élément important. Les choses ont changé. L’œuvre artistique devient aussi commerciale avec des logiques inspirées du secteur privé (ROI, investissement, positionnement marketing…). Désormais, il existe un réel intérêt pour ces questions. Les performances socio-économiques du secteur commencent à être mesurées. Les études se multiplient. Des programmes européens se mettent en place. Cependant, les outils statistiques spécifiques sont encore rares, que ce soit au niveau national ou international.

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